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Cas type : déstratificateurs dans un atelier industriel
Cas type illustratif : déstratificateurs d’air dans un atelier industriel. Fiche IND-BA-110, note de dimensionnement, contrôle sur site.
Vérifier mon éligibilitéÉtude de cas · publié le 2026-10-03 · par la rédaction LUMECO
Cet article s’adresse aux dirigeants et responsables techniques de sites industriels. Il présente un cas type illustratif : il ne décrit pas un chantier identifié, mais une situation reconstituée à partir de ce que nous observons en visite technique dans des ateliers de production de grande hauteur. Aucun chiffre d’économie ni de coût n’est donné : chaque projet fait l’objet d’une note de dimensionnement propre et d’un devis qui indique le reste à charge éventuel.
Le contexte type
Un atelier de production d’environ 2 000 m², hauteur sous plafond de 8 à 9 m, chauffé par des aérothermes à gaz suspendus. Les opérateurs se plaignent d’avoir froid aux pieds l’hiver alors que la chaufferie tourne à plein. Un relevé rapide au thermomètre infrarouge confirme la stratification : l’air sous toiture est nettement plus chaud qu’à hauteur d’homme. La chaleur payée s’accumule là où personne ne travaille.
Attenant à l’atelier, un magasin de stockage de 600 m² sert à entreposer matières et produits finis. Il est chauffé a minima. Point important pour la suite : cette zone de stockage est exclue du périmètre de la fiche.
Étape 1 : la visite technique
La visite, réalisée par l’installateur partenaire avec l’appui du bureau d’études, relève :
- la hauteur sous plafond et la géométrie du volume (fermes, ponts roulants, gaines, luminaires) qui contraignent l’implantation ;
- le mode de chauffage et sa régulation (aérothermes, panneaux radiants, air pulsé) ;
- la zone occupée réelle et les postes de travail ;
- les ouvertures (portes sectionnelles, quais) et leur fréquence d’ouverture ;
- la séparation physique entre atelier et zone de stockage.
Questions posées au client ce jour-là : le local est-il chauffé en continu ou par plages ? Quelle consigne ? Y a-t-il des procédés sensibles aux mouvements d’air (peinture, poussières, pesée) ? Qui exploite la chaufferie ?
Étape 2 : la fiche et son périmètre
Trois conséquences pour notre atelier type :
- L’atelier de production entre dans la fiche : local industriel, chauffé, grande hauteur.
- Le magasin de stockage n’y entre pas, même s’il est haut et chauffé : les entrepôts et locaux de stockage sont exclus. Le mentionner noir sur blanc dans la note évite un refus à l’instruction ou au contrôle.
- Un atelier qui relèverait du tertiaire (par exemple l’atelier d’une concession automobile) relèverait de la BAT-TH-142, aux exigences voisines. Voir Déstratification en atelier industriel : quand est-ce pertinent ?.
Étape 3 : la note de dimensionnement
C’est la pièce maîtresse. Elle décrit le local (surface, hauteur, volume chauffé), le système de chauffage et sa puissance, puis justifie le nombre d’appareils, leur implantation (calepinage) et leur débit pour homogénéiser la température sans gêner les postes de travail. Elle est datée, signée par le professionnel, et remise au client avant la signature du devis : c’est elle qui fonde l’engagement. Un devis signé sur un simple comptage d’appareils, puis complété par une note rédigée après la pose, inverse le calendrier et fragilise tout le dossier.
Dans notre cas type, la note écarte explicitement la zone de stockage et traite l’atelier seul.
Étape 4 : le financement et le devis
Les travaux sont financés dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), payés par les fournisseurs d’énergie (les obligés), selon éligibilité confirmée par écrit ; le reste à charge éventuel est indiqué sur le devis avant signature. Le volume de certificats dépend des paramètres de la fiche (notamment la puissance de chauffage du local et la zone climatique) ; nous ne publions ni valeur ni exemple chiffré. Ce qui compte pour le dirigeant : le devis affiche le reste à charge, et l’éligibilité est confirmée par l’obligé partenaire avant la signature.
Étape 5 : la pose et le dossier de preuve
| Pièce | Qui la produit | Quand |
|---|---|---|
| Note de dimensionnement datée et signée | Professionnel | Avant le devis |
| Devis détaillé (marque, modèle, nombre, débit, implantation) | Installateur | Engagement |
| Photos horodatées avant et après, plan de calepinage | Installateur | Chantier |
| Facture détaillant les appareils posés | Installateur | Fin de travaux |
| Attestation sur l’honneur de la fiche | Bénéficiaire et professionnel | Fin de travaux |
La facture doit reprendre exactement les références et quantités de la note. Pour la préparation du contrôle : Contrôle sur site des déstratificateurs CEE : s’y préparer.
Étape 6 : le contrôle sur site
Depuis le 01/08/2025, toutes les opérations IND-BA-110 et BAT-TH-142 sont contrôlées sur le lieu des travaux. Le contrôleur vérifie que les appareils posés correspondent à la note (nombre, modèles, implantation), que le local est bien celui décrit, et qu’aucune zone exclue n’a été intégrée. Dans notre cas type, la séparation atelier/stockage, documentée dès la visite, rend le contrôle sans surprise.
Ce que le cas illustre
- La hauteur sous plafond et le type de chauffage font l’intérêt technique ; la fiche fixe le cadre.
- L’exclusion des entrepôts et zones de stockage se gère dès la visite, pas au contrôle.
- La note de dimensionnement avant le devis est la règle qui évite la quasi-totalité des refus.
- La consigne de chauffage doit être réellement abaissée après la pose pour que le gain existe : un déstratificateur ne produit pas de chaleur, il redistribue celle déjà payée.
Demander une visite technique
LUMECO (marque d’ABRAMS CONSEIL) qualifie le local, organise la visite technique de l’installateur partenaire, fait établir la note de dimensionnement et prépare le dossier déposé auprès de l’obligé, contrôle sur site compris. Demander une visite technique ou consulter la page Déstratificateur en atelier industriel.
Sources : fiche IND-BA-110 vA71-4 à compter du 01/08/2025, ecologie.gouv.fr (https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/IND-BA-110%20vA71-4%20%C3%A0%20compter%20du%2001-08-2025.pdf), consultée le 03/10/2026 ; fiche BAT-TH-142 vA71-4 à compter du 01/08/2025, ecologie.gouv.fr (https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/BAT-TH-142%20vA71-4%20%C3%A0%20compter%20du%2001-08-2025.pdf), consultée le 03/10/2026 ; arrêté du 27 juin 2025 relatif aux référentiels de contrôle des opérations de déstratification, Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr), consulté le 03/10/2026.
Questions fréquentes
Quelle fiche CEE pour des déstratificateurs dans un atelier industriel ?
La fiche IND-BA-110 « Système de déstratification d’air » pour les bâtiments industriels, version A71-4 applicable aux opérations engagées depuis le 01/08/2025. Son équivalent pour un bâtiment tertiaire (gymnase, grande surface, concession) est la BAT-TH-142.
Source : Fiche IND-BA-110 vA71-4 à compter du 01/08/2025, ecologie.gouv.fr, consultée le 03/10/2026
Un entrepôt attenant à l’atelier peut-il être équipé dans le même dossier ?
Non. Les fiches IND-BA-110 et BAT-TH-142 excluent les entrepôts, locaux de stockage, plateformes logistiques et serres. Si un atelier de production et une zone de stockage partagent un même bâtiment, seule la zone de production chauffée entre dans la fiche ; la note de dimensionnement doit le faire apparaître clairement.
Source : Fiches IND-BA-110 et BAT-TH-142 vA71-4 (secteur d’application et exclusions), ecologie.gouv.fr, consultées le 03/10/2026
Quel document conditionne le dossier ?
La note de dimensionnement, datée et signée par le professionnel, qui justifie le nombre d’appareils, leur implantation et leur débit au regard du volume et de la hauteur du local. Le nombre d’équipements installés doit être cohérent avec ses préconisations. Elle est remise au bénéficiaire à l’engagement, c’est-à-dire à la signature du devis.
Source : Fiche IND-BA-110 vA71-4 (conditions pour la délivrance de certificats, note de dimensionnement), ecologie.gouv.fr, consultée le 03/10/2026
Le chantier sera-t-il contrôlé ?
Oui. Depuis le 01/08/2025, l’ensemble des opérations de déstratification d’air fait l’objet d’un contrôle sur le lieu des travaux par un organisme d’inspection accrédité, mandaté par le demandeur de certificats. Le contrôleur compare la note de dimensionnement, le calepinage et les appareils réellement posés.
Source : Arrêté du 27 juin 2025 relatif aux référentiels de contrôle des fiches BAT-TH-142 et IND-BA-110, Légifrance, consulté le 03/10/2026
Faut-il un installateur RGE ?
La fiche IND-BA-110 exige que la mise en place soit réalisée par un professionnel ; elle ne cite pas de signe de qualité RGE, contrairement aux fiches résidentielles. Le professionnel signe la note de dimensionnement et établit la facture détaillant les appareils posés.
Source : Fiche IND-BA-110 vA71-4, ecologie.gouv.fr, consultée le 03/10/2026
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